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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 13:05
Le voila à Levallois

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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 16:28

Jésus picolait, c’est un fait, mais plus important est de savoir pourquoi, on va pas jeter l’enfant Jésus avec l’eau bénite du bain. En fait il en était arrivé là à cause de son père. Dans leur entreprise commune avec le Saint Esprit ils avaient chacun 33% des actions, la trinité ils ont appelé ça. Et Jésus avec ça croyait avoir une minorité de blocage sur les choix que ferait l’entreprise. Penses-tu, il s’est fait arnaquer le pôvre ! Le père est resté bien au chaud, le Saint Esprit s’est payé du bon temps avec Marie, (Les parents tringlent, les enfants boivent, c’est connu !) et le Jésus s’est tapé la crucifixion. C’est la première leçon de l’histoire, sur les mésaventures des petits porteurs. Chacun sa croix !  Alors après c’est la rue, l’alcool. Mais il ne faut pas lui jeter la première bière comme disait Kronembourg , qui est devenu Saint Kro avec Jésus, mais qui a foiré son entreprise avec sa campagne de com, tu parles montrer la bière et dire « ceci est ma pisse » c’est forcément moins noble, et pourtant il était dans le vrai. La bière fait faire pipi a celui qui en boit  alors que le vin  fait faire du mauvais sang à ses  parents !

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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 14:50
Pénélope

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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 05:43
Fillon victime de la justice... comme Balkany

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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 05:43
Violences policières

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 18:33
Déboulonnage pour boulonner plus

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 16:04

Une fois la caisse à outils, lourde comme un tank russe, sur le siège avant, c’est au tour de la grosse caisse à mettre à l’arrière, et avec les renforts d’Irénée et du Pataras, on s’en sort plutôt bien. C’est un cercueil plombé, c’est-à-dire doublé d’une feuille de zinc et cela inquiète notre menuisier.

- J’ai pas intérêt de trouer la protection, sinon ça va pisser du jus de mort ». Je sens qu’il dit ça pour m’impressionner et il n’a pas tort.

Lui et moi prenons les devants pour ouvrir les portes du cimetière à Kiki. On va voir  comment on peut garer le corbillard au plus près du tombeau, on n’a pas confiance aux poignées  restantes. On va l’enterrer comme au drive, ça va quand même être un peu plus compliqué. En remontant la rue, Irénée me montre la villa des Ségala. J’y passe tous les jours devant et elle demeure pour moi, un peu mystérieuse. Par ces hauts murs blancs d’abord, dans un village où les clôtures sont de petits grillages ou des haies vertes, ça étonne. Puis les palmiers dont les ramures  sont toujours frémissantes. Le portail interdit de jeter un œil à l’intérieur, mais il laisse  bruisser le petit glouglou d’une fontaine. L’Oasis elle s’appelle. Irénée me dit qu’il y a mis les pieds pour une commande et que c’est « comme là-bas avec des faïences azulejos. Beau mais triste comme une image de catalogue, sans même une chiure de mouche sur les vitres » conclut-il.. 

- Vous les aimez pas trop, on dirait.

- Ils m’ont pris pour leur boy.

-Et des cercueils, vous n’en faites pas ?

- Le cercueil c’est pas un meuble intéressant.

-Oui, on ne connait jamais l’avis de celui qui l’utilise. Dis-je sérieusement.

-Tu commences à me plaire, jeune ! Non! Un meuble, il faut le voir, le toucher, l’entretenir, laisser respirer le bois, le tâcher ou le rayer pour qu’il raconte une histoire, qu’il se patine avec les ans, qu’on se le passe de générations en générations. Rien à voir avec un cercueil.

J’ai pris ces confidences pour une preuve de confiance.

Nous avons installé le cercueil au plus près du tombeau. Irénée a plié un sac en toile de jute estampillé « La Poste » s’est mis à genoux dessus et a commencé à bricoler. Pataras a osé, en riant, un « c’était à l’église qu’il fallait t’agenouiller » qui lui a valu une réprobation générale

-Celui-là quand on a distribué les cerveaux, il devait être au cagadou. Irénée redevient Francis Blanche. Le curé y va de son discours pompeux à souhait, Irénée me fait un clin d’œil. A chaque fois que le curé commence une phrase, la chignole à main brouille son discours. On se croirait sur Radio Londres pendant l’occupation.

-Les prairies du paradis lui sont ouvertes… et cuink et cuink et cuink … Dieu pardonne à ses fils…et cuink et cuink et cuink. Et d’un seul coup, la mère se jette sur le cercueil en criant le nom de son fils.  Des cris si déchirants que le curé ne parle plus, la chignole s’est arrêtée, tout est suspendu à ces sanglots.

-Bon, je vais y mettre du 3 et demi, mais faudra faire attention quand même, c’est du mauvais bois.

 Nous avons fait attention, nous avons rangé le cercueil sur son étagère, dans le caveau, la maman a été amenée chez elle et le cimetière a retrouvé le silence.

Chaque fois que je passe devant l’Oasis, le glouglou de la fontaine n’arrive pas à masquer le cri de désespoir gravé dans ma mémoire.

                                                                   FIN        

PS : Je précise que les faits sont réels, les personnages aussi, j’ai seulement un peu bidouillé les dialogues pour rendre le récit plus vrai que nature. Et pour augmenter le mystère, il s’est murmuré que le macchabée avait été empoisonné…

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 15:59
Je fais aussi du street art

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 09:00

Le cercueil porté tant bien que mal dans l’église, je me retrouve dehors, la poignée à la main.

-Va chercher Irénée me demande Kiki

-Irénée ?

-Vernasobres si tu préfères.

J’ignorais qu’Irénée était un prénom et encore plus de garçon. Mais je vais le chercher. Irénée est menuisier, ébéniste et paresseux d’après ce que disent ses clients qui attendent longtemps le meuble promis. Mais ils ne regrettent pas leur choix tant le travail est soigné. Irénée, je peux vous le décrire en seulement deux mots : Francis Blanche. C’est son sosie,  petit, râblais, une bonne bouille ronde portant lunettes et cheveux courts. Pour compléter le tableau, il faut rajouter une casquette qui ressemble plutôt à une crêpe qui aurait raté son looping et au coin des lèvres une excroissance mégotique, vestige d’une cigarette papier maïs. Sa salopette bleue toujours impeccable conforte sa position sociale et lui dessine des jambes en bandonéons.

Je pousse la porte de son antre, la petite clochette retentit et le sieur Vernasobres s’affaire à ranger un bouquin, comme un élève surpris en pleine lecture délictueuse. Son atelier est le prolongement d’une mini quincaillerie où l’on trouve de tout. Il serait plus exact de dire où il trouve de tout tant la pièce est en désordre. 

- Il veut quoi le biteulse ?

J’ai oublié de préciser qu’il avait aussi un humour à la Francis Blanche et moi des cheveux un peu trop long à son goût. Je lui montre la poignée et lui explique la raison de ma visite, toutefois j’évite de lui dire que je suis l’auteur des faits.

-Et vous enterrez qui ?

-Le fils Ségala

Dans mon dos une  voix féminine s’exclame :

-Cette crapule !

-Noémie a raison, ce garçon est passé de voyou à bandit de grands chemins après son séjour en prison. Il venait faire le barbeau avec de grosses voitures.

-Et des filles ! Que je vous dis que ça ! Renchérit Noémie.

Et voilà le couple en train de me détailler le pédigrée judiciaire du mort. Puis deux théories s’affrontent concernant son décès. C’est un meurtre, ils en sont convaincus, mais comme le garçon avait fui précipitamment la France, l’une bascule pour un règlement de compte avec la pègre locale qui l’aurait retrouvé, l’autre pense qu’il a repris des activités criminelles et qu’il a eu droit au  sourire kabyle « égorgé comme un mouton ». Et voilà que miss Marple  et Hercule Poirot se lancent dans des chamailleries qui leurs font oublier ma présence. Je regarde ma montre, le temps tourne.

-Ne t’inquiète pas, me dit Francis Blanche, ce sont des pieds noirs, la messe va durer une heure.

Bon ! C’est pas tout Noémie, mais j’ai une urgence !

-D’habitude, elles durent une semaine tes urgences.

Irénée me sourit et déclare : C’est pour ça que je l’ai épousée –son humour- puis il va chercher une énorme caisse de bois à bretelles et commence à y entasser la moitié de ses outils.

-Vous avez besoin de tout ça ?

-Non ! Mais comme c’est toi qui va porter la caisse…

-Je dois en porter une autre vous savez ! On aura qu’à la mettre sur le siège passager à côté de Kiki.

-La deuxième place du mort rigole-t-il.

A SUIVRE

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 05:56
L'appel  toujours d'actualité

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