Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 06:11

autoroute
Voilà c'est acté, on va doubler l'autoroute "la languedocienne" celle qui passe au sud de Montpellier. Autrement dit il y aura désormais, deux autoroutes, cote à cote, une voix ferrée pour le TGV tout à coté, sans oublier l'ancienne nationale. Un cordon de goudron de métal et de balast qui par endroit va faire plus de 200 mêtres de large. Moi je comprends pas qu'on garde encore des champs et des vignes. Qu'on nous bitume toute la bande cotière et qu'on n'en parle plus! comme ça on pourra aller sur la plage en voiture!

Repost 0
Published by KARAK - dans dessin
commenter cet article
6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 06:11

img926

Le lendemain, le scandale alla bien au-delà de ce qu’espéraient ceux qui en avaient écrit le scénario. Emportées, par le besoin d’avoir vu plus que les autres, certaines commères prétendaient qu’elles avaient aperçu le curé entouré de créatures pas fréquentables, d’autres parlaient d’ombres de femmes nues dansant aux fenêtres du mas. Pour ne pas être en reste, celles et ceux qui n’avaient pas été du voyage, ajoutaient leur pierre à la lapidation.

Une seule voix se leva pour relativiser l’affaire et prendre la défense du petit curé, ce fut paradoxalement celle de Marcus :

- Bon sang ! tonna-t-il devant la terrasse, pleine de consommateurs retrouvés. Ce curé, il est pareil que nous, fait de chair et de sang, il n’est pas en plâtre comme les Saints de l’église ! Et, à moins de trente ans, c’est pas anormal qu’il ait des envies, il peut boire des litres de tisanes de camomille, ça va pas lui calmer le désir. Si sa soutane était en bronze, je vous garantis qu’il nous ferait entendre le tocsin de temps en temps ! Et bien, moi je dis qu’il vaut mieux qu’il s’occupe de ça avec des adultes qu’avec les fillettes de la chorale ou les petits garçons du catéchisme. Ne rigolez pas ! Je sais de quoi je parle, j’ai été en pension chez les frères… Non ! La faute de tout ça, c’est le Vatican, les curés, il faut qu’ils puissent se marier comme les pasteurs, par exemple. Qu’ils  nous fassent des mistons et après ils pourront parler du péché de la chair et tout le saint Frusquin…

La malice de Marcus venait de ruiner l’espoir de chorale du petit curé. Mais ce dernier refusa de s’avouer battu. Il nia farouchement, ce qui était la moindre des choses pour un innocent, mais comme beaucoup d’innocents, il le fit maladroitement. Il commença à mettre en doute la vision de ses propres disciples, puis plaida la confusion avec un autre véhicule. Là, les mêmes     bonnes âmes s’insurgèrent en déclarant que la voiture n’était pas devant l’église à leur départ pour Lourdes. Pris à son propre piège d’avoir présenté le Mas du Novi comme un endroit de débauche,  il ne pouvait pas faire témoigner la patronne des lieux.

Alors le petit curé eut une idée folle, celle de passer à confesse tout le village pour faire la lumière sur cette sombre histoire. Son rêve était de faire reconnaître aux coupables leur forfait devant tous. Il fit lui-même des affiches qu’il colla aux quatre coins du village, ce qui le condamna définitivement aux yeux de la population. Et c’est dans la pétarade d’une quatre-chevaux malmenée que le curé de la Pétoule partit sans tirer sa révérence.

Repost 0
6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 06:05

enarque.jpgJe ressors un vieux dessin, c'était l'époque ou UMP et PS nous demandaient de voter pour la constitution européenne, le peuple avait voté NON ils se sont entendus pour que ça se transforme en OUI..  Qu'ils crèvent!

Repost 0
Published by KARAK - dans dessin
commenter cet article
5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 05:48

img926

Marcus, attablé avec ses deux filles, Aurélie et Julie, attendaient l’arrivée de sa femme. En fait, tout le monde ou presque attendait l’autobus. L’Espingle, occupé à servir des clients qui, eux aussi, attendaient leurs épouses, jetait des coups d’œils furtifs en direction de la place. Chose inhabituelle à cette heure, Marinette et Loule étaient ensemble derrière le bar, et enfin Antonin et Pablo, faisaient durer leur partie de dames. Seules, Aurèlie et Julie, ne paraissaient pas impatientes et dégustaient à grands bruits de paille leur limonade grenadine.

Lorsque l’autobus arriva, elles furent pourtant les premières à se précipiter sur le parapet pour faire bonjour à leur mère. Le véhicule s’immobilisa sur la place. Venu d’on ne sait où, le petit curé fit son apparition. Les  voyageuses qui descendaient,  faisaient de leur mieux pour l’éviter; heureusement la mère de mademoiselle Tapenade se jeta presque dans ses bras. Un peu demeurée, jimblée comme on dit ici, elle fournissait un excellent alibi pour celles qui tentaient d’instaurer une mise en quarantaine. L’affaire était gagnée, demain le scandale éclabousserait le village.

Marcus retrouva sa femme et lui demanda si elle avait fait bon voyage.

- Oui, oui, répondit-elle rapidement, et la charrette ? Tu n’as pas eu de gros problème ?

- Ah, heureusement que l’Espingle était là, tu sais ! Il m’a réparé ça, que tu dirais même pas qu’il y a touché, mentit à moitié Marcus avec gourmandise. 

- Tu as bien de la chance d’avoir un compagnon de confiance

Marcus interpréta cette phrase comme un reproche au curé, qui n’arrivait pas à se décoller de la vieille jobastre. Il tenta alors une chose insensée :

- Tu ne veux pas boire une fraîcheur ? Sa femme avait juré, suite à l’aventure du dernier pèlerinage, qu’elle ne poserait plus jamais une fesse sur une chaise du bistrot de Loule.

- Pourquoi pas ? répondit-t-elle.

- Tu veux un Perrier ? ça te fait toujours penser à ta cousine de Vergèze !

Lucienne hocha la tête.

Marcus interpella Marinette et Loule :

- Un Perrier et un autre muscat ! s’écria-t-il en tendant deux doigts en direction du bar. Deux doigts qui faisaient le V de la victoire.

Cette soirée avait un goût d'été, le soleil se faisait tirer l'oreille pour aller se coucher, les filles jouaient en criant autour de l'arbre de la discorde, tandis qu'au bar, Norbert, le chauffeur de l'autocar, trouvait à  son apéritif offert un sale goût d'anisette.

Repost 0
4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 15:43

img926

Les conversations allaient bon train jusqu’au Mas du Novi, où le chauffeur s’écriât :

- Non mais ! Regardez-moi ça, comme il s’est garé ce goulamas !  Pas étonnant qu’il se soit fait pigner une aile !

Et, comme un poste de radio qu’on éteint, les discussions des commères passèrent au murmure avant de s’évanouir dans le silence.

La vue de la quatre-chevaux bleue à aile blanche, glaça d’effroi l’assistance. Les passagères se dévissaient le cou pour se convaincre qu’elles n’avaient pas la berlue. La voiture du curé était garée aux portes de l’enfer.

Elles ne virent pas, par contre, la trapanelle bien cachée et qui, une fois l’autobus passé, reprit la route en sens inverse.

 Pablo avait sauté de la voiture avant de se mettre au volant de celle du curé. Le cortège prit la direction du Puech, sur le haut du village.

Là, les moteurs coupés, les voitures glissèrent jusqu’à l’église, guidées par Antonin, Loule et enfin Marinette, qui assuraient que la voie était libre à chaque coin de rue. La voiture du curé stoppa là où elle stationnait la veille, Pablo en sortit prestement et s’engouffra dans l’autre.

- Dix minutes ! ch’est che que ch’avais dit.

- Heureusement que le Pétoulet roupille, dit l’Espingle.

- Attend ! Hier les jeunes sont allés lui faire un brin de romance jusqu’à plus de minuit. Un pari qu’ils ont perdu aux dames, avec quatre pions d’avance contre le commandanté.

Repost 0
4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 07:02

img939.jpg

Repost 0
Published by KARAK - dans dessin
commenter cet article
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 07:25

img926

Le jour du pèlerinage vint enfin. Chaque année, les dévotes du village organisaient un voyage à Lourdes, qu’elles baptisaient « pèlerinage ». Comme il y avait plus de quatre cents kilomètres à effectuer, elles partaient tôt le matin, passaient une nuit sur place et revenaient le lendemain soir, avec dans leurs bagages force médailles, saintes vierges lumineuses et bibelots à eau qu’il fallait agiter pour voir tomber la neige.  Avant, elles faisaient le voyage avec le curé, mais afin d’éviter les quolibets, mais aussi pour se retrouver libres ensemble, elles réservaient ce pèlerinage à la gente féminine.

Marcus avait prévenu sa femme Lucienne, organisatrice du voyage, qu’il profiterait de ce lever matinal pour aller soufrer la vigne. Il ne but qu’un café rapide, mais prit une musette consistante où il glissa pain, saucisse et bouteille de rouge.  Lucienne, qui mettait la dernière main sur ses affaires, entendit les sabots du cheval et le grincement de la charrette sur la chaussée. Son mari n’étant plus là, avec ses plaisanteries douteuses sur les curés et la religion, elle décida, compte tenu du voyage et du temps qui lui restait de s’accorder un déjeuner plus copieux.

Elle arriva en même temps que le car sur la place. Elle vit le chauffeur en descendre, aller vers la quincaillerie et frapper à la porte.

Si tu penses avoir quelqu’un debout, mon pauvre garçon, pensa-t-elle. Elle culpabilisa d’avoir eu  mauvais esprit en voyant la porte s’ouvrir sur l’éternelle blouse grise du marchand. Ce dernier, après un court discours, fit un signe et la désigna au chauffeur avant de sauter dans sa voiture et de démarrer.

Le chauffeur la rattrapa  à la porte de l’autocar et l’interpella :

- Finalement, ça tombe bien que ce soit vous qui vous occupiez du voyage.

- Ah  bon ! Pourquoi ? dit-elle, attendant  un compliment.

- Je viens de croiser votre mari, et il a un gros problème, il a faillit me bomber dessus avec la charrette. Elle a une roue qui se fait la malle.

- Mon Dieu ! Et c’est grave ?

- Non ! Je lui ai donné la main pour la caler avec un gros tronc, et il m’a dit d’avertir le quincaillier pour qu’il vienne l’aider à réparer. Non ! Le problème c’est qu’on peut pas passer par-là en bus sans risquer  de tout foutre en l’air ! Ils en ont pour un moment à réparer… Vous comprenez, c’est la clavette du moyeu qui a pété… Et comme la charrette est chargée…

- Mais on a qu’à passer par le Mas du Novi pour rejoindre Saint André !

- Ah ben oui, c’est guère plus long, oh ! guère…

Il sourit, la pensée d’un mois d’apéritifs gratuits offerts par Loule lui rendait la journée plus supportable.

- Bon, mais on va pas tarder, c ‘est moins cinq ! poursuit-il.

- Je vais voir si tout le monde est là.

Et pendant que Lucienne, comme un chien de troupeau, amenait les petits groupes à se presser, Norbert reprit sa place au volant et démarra le moteur. Six heures pétantes, l’expédition pouvait partir à la redécouverte de la grotte miraculeuse.

Repost 0
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 07:14

img935.jpgoù socialistes primaires?

Repost 0
Published by KARAK - dans dessin
commenter cet article
1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 16:42

img926

Loule attendait dans l’arrière salle, il se souvenait de la fois où il avait transgressé la volonté du paternel. Il était descendu de la chambre, pieds nus, sans bruit, il s ‘était posté derrière la porte à carreaux,  juste là,  à gauche. Il avait doucement écarté le vieux velours qui servait de rideau. Là, dans la maigre lumière de trois bougies, il découvrit le secret du père. Quatre ombres vacillantes  discutaient à voix basse avec lui. Il y avait celle coiffée d’un béret et qui ne parlait qu’espagnol, il y avait celle plus petite et moustachue qui semblait traduire et derrière l’immense silhouette fragile reconnaissable entre mille, celle du fils du quincaillier que tout le monde surnommait déjà l’Espingle. Il avait aussi reconnu le quatrième larron, plus vieux, plus rond, c’était le nommeur du loto, celui qui amusait toute la galerie à chaque numéro sorti et qui travaillait au chemin de fer. Il l’avait reconnu grâce à la lumière de la bougie qui éclairait son visage. Il comprit, lorsque de sa musette, ce dernier sortit des armes, et ce qu’il avait d’abord pris pour une botte d’asperge était en fait de la dynamite. La guerre, les Allemands étaient dehors, la résistance était là sous ses yeux, chez lui..

Quinze ans plus tard, il attendait les mêmes, sauf le père, parti pour toujours, mais qu’il remplaçait. Les quatre firent une entrée discrète, Marcus avait prévenu :

- Il faudra tenir sa langue !

Pour plus de sécurité, Loule avait fermé ce soir-là. Tous s’installèrent et Marinette apporta l’alcool de poire. La chose était sérieuse.

Marcus commença avec un sourire gourmand en disant :

- C’est un plan diabolique, je vous avertis.

Repost 0
1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 16:29

L'an dernier je publiais ce dessin:

img410

Aujourd'hui je reconnais m'être profondément trompé. Alors je corrige!

img934.jpg

Repost 0
Published by KARAK - dans dessin
commenter cet article

Qui C'est Celui-La ?

  • : Le blog de KARAK
  • Le blog de KARAK
  • : Dessins d'actu, de presse, d' humour .. Chroniques lunaires.. Dieu à temps perdu
  • Contact

BIENVENUE ICI ET MAINTENANT

 

img332

Ici, tout est gratuit. Tu peux te servir des dessins, des textes pour illustrer ton blog, ton tract, ton fanzine, ta chambre à coucher, tes chiottes... Tu peux aussi aller sur mon second blog, best of de mes dessins: 

   Best of karak

La contrepartie c'est de me faire un peu de pub. Bien sûr, si tu es un pro de l'édition ou si tu as de l'argent à parier sur une bourrique tu peux acheter, ça paye mes crayons... Mais l'important c'est que tu regardes et que tu t'exprimes... 

Je prècise que je ne suis pas responsable de la pub qui envahit l'écran et qui ne me rapporte rien mais me permet de tenir ce blog gratuitement..

Ma Biographie

1951-20...
(champion du monde de la bio la plus courte)

Made in Karakie

 

 

 

Couv pour Karak (1)

Le premier tome a eu un franc succès et est épuisé mais la connerie non, alors on remet ça. Voilà donc la deuxième couche qui ne sera pas en vente dans les bonnes librairies ni les mauvais supermarchés.  (60 pages couleur) Prix: 10 euros port compris Pour acheter tu me laisses un com et prépares la monnaie..

 

 

 

livre-karak.jpg


Acheter une oeuvre d'art pour 8 euros c'est possible!
La preuve, mon bouquin ! Tu m'envoies un mail avec tes coordonnées et tu le reçois chez toi,
au chaud. T
ranquille !

Tous ceux qui l'on lu ne le regrettent pas, les autres si..
Pour les sceptiques lire les com dans la rubrique
Mon bouquin

st karak copie22