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8 mai 2021 6 08 /05 /mai /2021 18:32

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Blanche Neige s’appelait ainsi parce qu’elle sniffait des lignes de coke grosses comme des rails de TGV. Toujours deux !. Elle en riait « je n’aurais jamais mon permis de conduire » ce qui est normal quand tu doubles sur la ligne blanche. Tout le monde appelait son père « le roi » en fait il était vendeur chez Leroy Merlin (retiens bien il y aura un calembour dans le prochain épisode). Sa mère était morte de façon étrange, d’une chute de cheval. Comment ça étrange ! t’entendais-je dire ! ben oui, étrange : un cheval lui était tombé sur la tête dans la rue. « C’est pas crédible ! » que tu me dis ? J’y peux rien moi. Un cheval qui tombe d’un toit c’est vrai que c’est pas commun. C’est pour ça que l’inspecteur Dérrick  enquête, enfin quand il aura fini de téléphoner. Il a déjà écarté la thèse du suicide et comme la victime a dit « Arggggg » avant de mourir il cherche dans l’annuaire à la lettre A si le suspect a le téléphone, sait-on jamais…

Bien sûr le roi a vite trouvé une remplaçante. Une estrace de cagole que je te dis que ça ! Ah ! oui tu comprends pas, disons donc pour ceux qui ne reconnaissent pas l’identité régionale : une bimbo pas très fraîche. Toujours fourrée, en fourrure, devant son miroir à minauder « miroir mon beau miroir dis moi que je suis canon » l’autre « ouais t’es une bombe baby » « et mes fesses ? »  « des bouquets » « et mes deux seins ? » « de campagne » rigola le miroir. Et là ! tu ne dis rien, tu trouves ça crédible un miroir qui parle ! tu ne me fais pas une remarque idiote ! style « les femmes intelligentes c’est comme les miroirs ça parle pas, ça réfléchit ! » Attend une seconde le téléphone sonne…. C’était Derrick, la vache il a fait vite, il a résolu l’affaire. C’était un cheval de course que son proprio transportait dans son jet privé pour l’amener courir le tour de France. Seulement le cheval a eu peur, a rué méchant, a tout pété et est tombé de l’avion quand il  survolait la ville. Comme quoi faire du shopping peut être dangereux ! Elle portait des talons aiguilles et reçu un étalon haut avant de s'étaler sur l'étal . D’autant qu’elle avait pris un sabot en pleine tronche, quand on dit qu’un fer à cheval ça porte bonheur !. Tu vois qu’elle est crédible mon histoire ! Quoi ! Comment s’appelait le bourin ? Virenque je crois ! ( C’est drôle, je sais, mais pas tant que fesses bouquets) …

A SUIVRE

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 07:05

img597En ce temps là, les gens vivaient humblement. Leur seule richesse était une cabane sommaire mais construite robustement. A l'intérieur, rien. C'était juste une sorte d'abri, clos par une porte jamais fermée. D'ailleurs ils n'avaient pas inventé le mot, ni le verbe fermer. Tout ce qu'ils faisaient était au vu et au su de tout le monde. Sans complexe, sans jalousie et avec un souci de partage Les éléments et les bêtes féroces étaient si déchaînés que ça ne leur laissait pas le temps de se chicaner et de se quereller.  La porte de leur modeste cabane leur permettait de dormir en relative sécurité. Et c'est là que l'humanité fit un saut en avant pour un grand bon en l'arrière. Un jour une porte fut volée, puis deux, puis trois. C'était le seul bien tangible que les habitants possédaient. Alors, ils eurent l'idée saugrenue de porter leur porte sur leur dos afin d'éviter de se la faire voler. Cela causa un trouble immense. En effet, il n'était plus possible de distinguer le voleur de porte de l'honnête habitant. A moins de tomber sur l'imbécile parfait qui portait deux portes, la sienne et une volée. La porte y gagna son nom usuel, avant on parlait de battant. Vous avez la réponse à la question qui vous taraudait depuis toujours: Pourquoi une porte s'appelle porte?

Sous l'effet de la fatigue ou de la vieillesse la porte était portée de façon plus inclinée: mal portée en fait et cela a donné l'expression " se porter mal". Puis fut inventé la serrure qui servait dans son premier usage à ce qu'on ne vola point la porte… Un petit pas pour l'homme un grand saut vers le consumérisme.  La suite tu la connais, les gens eurent l'idée d'entasser des choses aussi futiles qu'inutiles derrière cette porte et les voleurs de portes se recyclèrent, ils passérent par la fenêtre. Et maintenant c'est l'humanité entière qui est sous les verrous.

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 14:03

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Hector enfila une paire de pantoufles qui avaient depuis longtemps passé l'âge de la ménopause, mais il les gardait à cause des bouffées de chaleurs qui lui assuraient de ne pas se geler les orteils même par grand froid. Hector avait le sens pratique. Le fauteuil dans lequel il s'assit avait été amputé des deux bras, mais comme il refusait de devenir une vulgaire chaise, on lui en avait greffé d'artificiels. Ils accueillirent  Hector dans leur peau lisse  parce que la moleskine aide (oui bon). Par contre le coussin que tous appelaient Germain puisqu'il était importé d'Allemagne, se mit à couiner comme un catcheur aplati. Tous les soirs, il subissait la même humiliation devant son public d'acariens: le fameux et fantastique affalement fessu du père Hector.

Le pyjama demanda à la robe de chambre depuis combien de temps elle n'avait pas fait sa toilette  et celle-ci lui répondit, sans ménagement, de s'occuper de ses fesses. Sans toutefois préciser s'il s'agissait des siennes ou de celles d'Hector. La zappette, énervée que la télé commande, jouait encore à cache-cache. Elle s'était dissimulée sous un journal qui traînait mais elle n'y tenait plus à cause de l'odeur. Les nouvelles n'étaient pas fraîches et le canard sentait le ragot de moutons. Cela lui donnait envie de vomir. Le napperon l'avait pourtant averti, mais on connaît les napperons, toujours prêt à raconter n'importe quoi pour se rendre plus intéressant que les vases sourds qu'ils supportent. Le miroir réfléchissait sans bruit,  contrairement à nos philosophes, la vie privée des stars ne le captivait pas. C'est la table basse qui, avec toutes les bouteilles et les verres qui venaient déposer le leur sur elle, en connaissait un rai question cul. La pendule du salon disait oui, disait non, disait "alors on attend!". Alors la main d'Hector découvrit la zappette, sous son frou-frou de feuilles froissées, il  lui caressa fébrilement l'étui avant d'insister amoureusement sur le bouton sensible.  La télé jusque là muette gémit des "Ah!" des "Oh!" des "Hi!" de satisfaction. L'émission "des chiffres et des lettres" venait de commencer. 

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 07:15

Je suis mort, ça y est. Oui, pour de vrai. La vie c'est fini, c'est fait, la mort aussi, c'est fait. Et là où je suis, je peux te le dire, il n'y a pas de paradis, même fiscal. Pas d'enfer non plus, le purgatoire, j'en parle même pas. Les cinquante vierges, baratin aussi.. Même pas d'anges, de chérubins avec leurs petites fesses bien rondes pour faire rêver les curés et Mickaêl Jackson .. Mais je le pressentais, je te l'avais dit.. Par contre j'avais un peu négligé la réincarnation ou plutôt la métempsycose, la palingénésie* ou encore la reviviscence*, même si ces mots ne me semblent pas adaptés à ma nouvelle vie. Disons que je suis réinstallé, c'est comme ça qu'on dit d'un objet. Je suis un lavabo. Je sais ça t'amuse, tu connaissais la dame-pipi voilà le monsieur lavabo. C'est en effet très drôle de me faire tripoter l'oreille gauche pour que coule de l'eau chaude de ma narine gauche, et d'avaler tout ça sans rien dire. C'est un peu moins rigolo lorsque tous les occupants de la maison viennent me cracher à la gueule leur reliquat de dentifrice mêlé à  leurs souillures de bouffe. Moi qui de mon vivant avait des problèmes digestifs, je te garantis que le Déstop c'est autre chose que l'Alka-Seltzer. Mais je me plains pas, je garde un pied sur terre (je sais c'est fin, je t'ai pas habitué à tant de subtilité). Je ne me plains pas parce que mon voisin Marcel est bidet. Il se rince l'œil, certes, mais bon, je préfère être à ma place. Brigitte la baignoire semble baigner dans le bonheur. Pourquoi en sommes-nous arrivé là? C'est Emma l'intellectuelle du groupe qui a une théorie la dessus. Comme elle est réincarnée en miroir et qu'elle était philosophe elle trouve un lien évident avec la réflexion.  Moi, j'étais du genre à ouvrir ma gueule, en tant que lavabo, je suis pas prêt de la fermer! Marcel c'était un lèche-cul de première. Le voilà bidet. Brigitte? Ah! Sacrée Brigitte, disons que toute sa vie elle fut très accueillante avec les hommes et même les femmes.. Tu vois tout s'explique! D'autant que le soir, de la pièce voisine montent les gémissements du petit Nicolas réincarné en cuvette de chiottes.. Normal! Ce n'était qu'un trou du cul!

FIN

* le petit Robert a eu plus de chance que moi...

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 11:01

Elle, je l’ai rencontrée, en Mars, fabuleux non ! Mais non pas le mois de mars, la planète Mars. Celle du Dieu de la guerre ! Comment ça il n’y a pas de vie sur Mars ?. Mais ce n’est pas une humaine, c’est une déesse, Diane peut-être,  Diane sans doute, Diane déesse de la chasse et de la Lune, sur Mars ! Fabuleux, je te dis !. Comment « tu ne pouvais pas être sur Mars, y a pas de vie humaine » ! Décidément t’es lourd !. Toi, tu n’es jamais dans la Lune, peut-être ?. Puis, qu’est-ce qui te fait dire que je suis un être humain, regarde bien le dessin, je suis derrière, je suis minéral ! Hé oui, Karak n’est pas mort, il dessine encor’. Avoue que si je t’avais rien dit tu n’aurais pas vu. Apprend à regarder, bon sang !

 

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 12:24
Lézard émietté..

Enfant je pouvais rester couché des heures à contempler le plafond. Un plafond de courbures, de bosses, de reliefs fourbes, de fentes sournoises et de fissures profondes.. J’y voyais des animaux monstrueux, ce fut d’ailleurs mon premier métier: dresseur de monstres fantastiques et fantaisistes aussi. Je les apprivoisais, les regardant évoluer avec la lumière rase d’un soleil en ricochet. Je les retrouvais pendant des siestes où je ne dormais pas. Pour moi ils sautaient, faisaient des cabrioles, mugissaient en silence, crachaient des flammes, la preuve ? Les petites traces de fumée qu’un vieux poêle entretenait. J’ai toujours aimé les vieux murs, ceux qui défient le fil à plomb, la pureté, l’immaculée peinture, la lisse surface sans fesses et sans fistules. De là mon second métier : Chasseur de lézard. Quand le soleil d’août tapait jusqu'à blanchir le ciel, je partais à la chasse. Mon territoire : ces vieux murs de pierres maladroites, de ciments poussiéreux et approximatifs, croûtes de terre et de galets, j’en connaissais la moindre anfractuosité, je savais celles habitées par les lézards. Je les attendais patiemment et à l’aide d’élastiques je les assommais. Pas question de tuer, j’ai jamais aimé ça, non ! J’avais envisagé le repeuplement des murs lépreux de ma maison. Mais voilà, elle était au fond d’une cour obscure et aucune plante ni animaux ne voulaient la coloniser. Seules les fourmis acceptaient d’y cacher leur repaire, maigre compensation pour quelques éclats de sucre et de mie de la tartine beurrée qui me servait de goûter. Les miettes tombées au sol les attiraient. Je les observais passionnément, et comme j’étais miro, je me couchais à terre, et je contemplais le travail des petites bêtes. J’étais bouche bée et narines frémissantes, et elles en profitaient pour me visiter. Elles entraient dans ma bouche, mes narines, mes oreilles, elles s’aventuraient dans mes méandres. Les plus vaillantes atteignirent même mon cerveau et en colonisèrent une partie. Quel délice de sentir ces petites pattes me masser les neurones. Elles y élurent domicile, et dans la foulée m’élurent Roi des fourmis. Un titre honorifique mais démocratique, je n’étais pas appelé araignée, elles ne les aimaient pas. Alors que fait un Roi ? Rien justement, un rien absolu, un rien bienfaisant, un rien sidéral. Un rien créatif, récréatif, sous mes tifs. Plus tard je mettais ma tête dans les ruches et bientôt du miel me coula des oreilles et du nez, je fus élu Roi des abeilles à l’unanime mitée. Le bourdonnement de mon cerveau empêchait mes proches de dormir, moi cela me berçait. Au réveil, nous sommes partis vers un bel HLM aux murs bien droits, aux plafonds lisses, sans lézardes nulle part. Alors j’ai regardé le ciel et les nuages attendant patiemment qu’un arc-en-ciel vienne émietter ses couleurs dans ma matière devenue grise... (illustration extraite de ce fabuleux livre "le chien des mers" ..)

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 18:32
Le grand détraquement (FIN)

Robert lorsqu'il était jeune voulait être garde républicain. Mais voilà, sa petite taille l'avait fait échouer et il en gardait une profonde rancœur. "Napoléon n'était pas plus grand que moi"disait-il. Il en avait cependant conservé un goût prononcé pour l'uniforme. Pour passer le temps, il achetait des figurines de l'époque impériale les repeignait et les baptisait de noms composés: garde urbaine, garde municipale, garde patriote, garde nationale, garde volontaire, garde laïque, garde catholique, garde civile (non ça c'était Franco)…

Marine de son coté, avait basculé du coté sucré de la force, elle se goinfrait de pâtisseries orientales. Le sucre, le miel et la pâte d'amande aidant, elle se transformait en bibendum humain. Ils étaient devenus pitoyables mais on n'allait pas les plaindre pour autant.

Tout s'accélérât en une nuit scélérate. Robert était sûr de lui, il venait d'entendre un bruit suspect dehors. Epaulé de Marine, il sortit l'arme à la main, et ce fut un déluge de feu..

Le soir même, les médias annoncèrent qu'un commando terroriste, formé d'un homme armé et d'une femme disposant de ce qu'on croyait être une ceinture d'explosifs, tous deux cagoulés, avaient été tués dans l'assaut de leur repaire. Ils occupaient un pavillon de banlieue anonyme dont ils avaient sans doute tué les propriétaires et usurpé leurs identités. La police a retrouvé les traces de consultations de site terroristes dans leur ordinateur et des déguisements de religieux juifs, laissant à penser qu'ils fomentaient un attentat contre une synagogue.

L'enquête s'orientait maintenant sur la recherche des cadavres du couple de propriétaires qui furent sans doute leurs premières victimes… Le ministre félicita la police et les services de renseignements pour leur travail efficace, en oubliant de préciser qu'une lettre de dénonciation les avait mis sur la piste..

Seul Médiapart s'interrogeât sur la présence de saucissons partout dans la maison…

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 07:06
Le grand détraquement (épisode 7)

A force de ne pouvoir se regarder dans une glace, Robert et Marine négligèrent leur visage. Pas de coiffeur, pas de rasage, ni d'épilation de poils rebelles. D'autant que la croissance rapide de leur maxillaire inférieur avait provoqué des dégâts dentaires et leur haleine s'en ressentait. Dés qu'ils ouvraient la bouche cela puait. Et bien sûr pas question d'aller s'exposer chez un dentiste.. Bref la déchéance banale pour eux qui n'avaient pourtant qu'une nationalité. Marine, déprimée et ménopausée prenait des rondeurs, et porter la djellaba lui parut salutaire sur ce point. Elle qui disait dans sa jeunesse "si je suis un peu cochonne c'est pour pas que les musulmans m'approchent" devait se mordre le groin, surtout lorsqu'elle entrait à la mosquée. Hé oui, pour jouer le jeu elle s'obligeait à faire mine de pratiquer..

Robert faisait de même à la synagogue, tous deux passaient leurs journées à s'informer des pratiques religieuses sur internet, allant même parfois sur des sites d'extrémistes (on se corrige difficilement de ses travers..). D'ailleurs, ils se découvrirent quelques points communs avec eux, déjà ils avaient manifesté ensemble dans la manif pour tous, ils étaient contre l'avortement et pratiquaient la peine de mort et la justice expéditive. Preuve qu'ils n'étaient pas totalement fous! Selon Marine. Robert et elle n'avaient pourtant rien à tuer, sinon le temps. Trois mois déjà que tout avait commencé.. (et ça va continuer) A suivre.

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 07:38
Le grand détraquement (épisode 6)

On pourrait penser que retrouver une parole audible aurait permis à Marine et Robert de renouer un minimum de lien social, ne serait-ce que par téléphone. Mais voilà Marine était fâchée à mort avec son père et ne parlait plus depuis longtemps avec sa nièce, des histoires d'héritage. Son père disait dans sa jeunesse qu'il préférait sa fille à ses cousines et ses cousines à ses voisins et ses voisins aux étrangers. Comme quoi, on dit parfois des conneries…

Robert quand à lui avait rompu sèchement avec ses anciens amis anarchistes, trotskistes et humanistes et ses nouveaux amis ne se souciaient pas plus de lui que de leur première chemise noire. Bref, autant dire que le couple s'emmerdait copieusement et vivait dans l'amertume. En plus, comme voir leurs visages de macaques était devenu insupportable, ils avaient décidés de porter des cagoules chez eux..

"On ressemble au FLNC" disait Robert en oubliant de préciser que chez eux c'était plutôt Front Libérateur National des Cons.

"Et si on ne retrouvait jamais notre ancien visage?… Les noirs ont de la chance, eux, ils peuvent se blanchir, mais nous!" pleurait la femme à tête d' australopithèque à poil dur.

"Tu m'enlèveras pas de l'idée que nous sommes victimes d'une malédiction!" répondait le zinjanthrope toujours aussi con.

Comment allaient-ils faire pour continuer à vivre ainsi: apprendre l'Arabe et le yiddish? La tâche paraissait impossible. Mais qui sait, grâce à internet… (ne m'en veut pas mais j'ai pas encore écrit la suite) A suivre.

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 07:18
Le grand détraquement (5eme épisode)

La maison de Marine et Robert ressemblait à ces bibelots barométriques en forme de maison d'où sortait, suivant le temps, un homme avec son parapluie ou une femme avec ombrelle… Mais jamais les deux à la fois.. Marine passait par le jardin de derrière, Robert par la porte d'entrée, normalement. Il était bien sûr impossible qu'ils sortent ensemble, un juif orthodoxe au bras d'une femme voilée, la crédibilité du déguisement en aurait pris un coup.

Le temps passa et la seule amélioration de leur état fut leur diction qui devenait correcte, et ça essentiellement parce que j'en ai mare de placer des "l" partout dans leur dialogue. Marine fréquentait régulièrement la petite épicerie halal, pendant que Robert tapait dans le saucisson cacher. Leur diction retrouvée ne leur servait pas à grand chose, on s'adressait à Marine en Arabe et à Robert en yiddish. Attendre six mois dans ces conditions était un calvaire, surtout plongés dans des communautés qu'ils détestaient avec, gâteau sous la cerise, le plaisir d'entendre à leur encontre une phrase qu'ils avaient prononcée des centaines de fois: "Retourne dans ton pays". Aussi, ils ne sortaient jamais sans leurs papiers, la peur de l'expulsion les rendait très méfiants. Mais que valaient des cartes d'identités où les photos ne correspondaient pas aux visages de ceux qui s'en prétendaient propriétaires? D'autant que leurs cartes arrivaient à expiration et qu'ils refusaient de s'en faire établir de nouvelles avec leur têtes de primates. (Je sais pas vous, mais moi, je prends plaisir à les voir en chier autant) A SUIVRE

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