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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 12:46

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C'est pas que je sois riche, mais bon que dois-je faire des trois ronds que j'économise à la sueur de mes crayons? Je vais aller voir mon banquier. Enfin banquier, banquier c'est quand tu es riche, disons le conseiller financier de la Poste. Pardon, de la Banque Postale que mes potes de Sud appellent la Poste Bancale depuis qu'elle a été privatisée. Il faut prendre rendez-vous, comme chez le docteur, mais là, il n'y a pas la queue. La crise sans doute.

-Bonjour Monsieur le conseillé financé.

-Financier, financier!

-Financé aussi, on vous paye pour donner des conseils, non?

-oui, bien sûr!

-Alors que moi, si vous me demandez des conseils pour votre vélo, je vous les donne gratuit.

-J'ai pas de vélo! Je suis quand même cadre, pas un simple employé!

- C'est pourtant un bon placement économique, écologique et bon pour la santé.

-Oui, bon, qu'est-ce qui vous améne?.

-Je voudrais faire un placement Anticapitaliste.

- Anticapitaliste? Ça va pas vous rapporter grand chose.

-Oui, mais les placements capitalistes, ça me ruine.

-C'est pas faux! Vous avez le livret A

- A comme Anticapitaliste?

- Ben pourquoi pas! Si tout le monde mettait son argent sur le livret A, ça changerait la donne.

-Mais tout le monde a un livret A, surtout ceux qui n'ont pas grand chose à y mettre.

-Ne m'en parlez-pas?

-Non! C'est à vous de m'en parler. Qu'est-ce vous conseillez aux riches?

-Ce sont eux qui me conseillent,  c'est normal ils sont banquiers.

-Et j'ai une chance de devenir banquier?

-Un banquier à vélo? Ça peut être porteur!

-Mais j'ai pas de porte bagages! ça va m'alourdir pour les cotes! Même si c'est que du 2%

-Vous n'êtes pas un peu déjanté?

Et là j'ai senti qu'on ne se comprenait pas vraiment, alors j'ai enfourché mon cadre, c'était un sale bourgeois capitaliste! Et viva la Vélorution!
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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 07:22

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Olive

Je m'appelle Olive, fille d'Olivier, quoi de plus naturel lorsqu'on est une olive. Tu me regardes étrangement, tu te poses la question de savoir dans quelle part tu vas me mettre. Mais c'est pas moi qui ai demandé qu'on me plante au milieu de cette pizza. En plus,  passer du congélateur goulag au four crématoire, thermostat 8, dix minutes, sur la grille pour une pâte croustillante, c'est pas très amusant. Chez les humains vous appelez ça de l'extermination, les camps de la mort, un génocide, un crime contre l'humanité, mais pour des olives vous appelez ça de la consommation, et il paraît que c'est bon pour le moral des ménages. Mais t'es tu seulement demandé d'ou je venais? De quel pays vous m'avez déporté, serrées avec ma famille dans des boîtes de conserves exiguës et sans aération, dans des trains de nuits et de brouillards ou des cargos mangés par la rouille sur des mers d'huile de vidange?

Je viens de Grèce, un pays tellement secoué par la crise que j'en suis tombée de l'arbre. Ah! Je vivais heureuse, sous un soleil flamboyant, dans la plaine de Delphes, une légère brise marine balayant les ramages de mon olivier de père. Je me dépêchais de mûrir, mais pour nous, mûrir c'est  mourir  un peu et partir beaucoup. De verte j'étais devenue noire et luisante et là on m'a arrachée aux miens, j'en étais amère, alors on m'a conditionnée à la soude pour que je perde mon amertume. Puis on m'a dénoyautée, à la machine, je portais en moi ce  petit fétus d'olivier. Je m'étais gorgée de soleil pour être bien ronde. Une fois tombée à terre j'aurais donné ma vie, mon suc, ma peau pour que germe la petite graine, qu'elle devienne un magnifique olivier qui me ferait des milliers de petits enfants. Et me voilà finir au milieu d'une pizza. Quel monde cruel! Un drame que tu n'imagines pas, mais je sais maintenant que grâce à Karak tu penseras toujours à cette histoire quand une olive plantée au milieu de sa pizza se présentera à toi..

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 09:17

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Le commissaire Aldeberg, que tout le monde appelait Halle de bières, rapport à son goût prononcé pour le breuvage qui mousse, me regardait de son œil d'insecte:

-Alors inspecteur Karak, c'est pas brillant dans votre secteur, toujours ces disparitions mystérieuses?

-Beu.. Voui! Aucune trace, aucune piste, tout est nettoyé comme au karcher.

-Bon, vous allez me faire de la surveillance dans ce coin..

Et il me tendit un ordre de mission paraphé par la patte de mouche qui lui servait de signature..

-Mais Chef, c'est un coin complètement perdu.

-Justement! C'est peut être un signe pour trouver des indices. Puis je vous connais vous passerez votre temps sur la toile.

Effectivement, il me connaissait, et dans ce trou perdu, je passais mon temps sur la toile. J'y étais lorsque le monstre arriva. Une bouche noire et hurlante comme l'enfer, des lèvres chromées vinrent m'aspirer avant que je puisse bouger la moindre de mes six pattes. Ma vie d'araignée ne fut pas flamboyante, je vous l'accorde, pas comme cet A. Reinier appelé à régner qui fait le papillon avec sa libellule.   

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 16:41

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Hector enfila une paire de pantoufles qui avaient depuis longtemps passé l'age de la ménopause, mais il les gardait à cause des bouffées de chaleurs qui lui assuraient de ne pas se geler les orteils même par grand froid. Hector avait le sens pratique. Le fauteuil dans lequel il s'assit avait été amputé des deux bras, mais comme il refusait de devenir une vulgaire chaise, on lui en avait greffé d'artificiels. Ils accueillirent  Hector dans leur peau lisse  parce que la moleskine aide. Par contre le coussin que tous appelaient Germain puisqu'il était importé d'Allemagne, se mit à couiner comme un catcheur aplati. Tous les soirs, il subissait la même humiliation devant son public d'acariens: le fameux et fantastique affalement fessu du père Hector.

Le pyjama demanda à la robe de chambre depuis combien de temps elle n'avait pas fait sa toilette  et celle-ci lui répondit, sans ménagement, de s'occuper de ses fesses. Sans toutefois préciser s'il s'agissait des siennes ou de celles d'Hector. La zappette, énervée que la télé commande, jouait encore à cache-cache. Elle s'était dissimulée sous un journal qui traînait mais elle n'y tenait plus à cause de l'odeur. Les nouvelles n'étaient pas fraîches et le canard sentait le ragot de moutons. Cela lui donnait envie de vomir. Le napperon l'avait pourtant averti, mais on connaît les napperons, toujours prêt à raconter n'importe quoi pour se rendre plus intéressant que les vases sourds qu'ils supportent. Le miroir réfléchissait sans bruit,  contrairement à nos philosophes, la vie privée des stars ne le captivait pas. C'est la table basse qui, avec toutes les bouteilles et les verres qui venaient déposer le leur sur elle, en connaissait un rai question cul. La pendule du salon disait oui, disait non, disait "alors on attend!". Alors la main d'Hector découvrit la zappette, sous son frou-frou de feuilles froissées, il  lui caressa fébrilement l'étui avant d'insister amoureusement sur le bouton sensible.  La télé jusque là muette gémit des "Ah!" des "Oh!" des "Hi!" de satisfaction. L'émission "des chiffres et des lettres" venait de commencer. 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 06:36

On pouvait capturer les cochons volants à l'aide de filets, style filets à papillons mais plus costauds tu t'en doutes. On en trouvait dans toutes les bonnes drogueries, entre les peignes à girafes, les attrapes nigauds et ce fabuleux livre "Le chien des mers". Comment ça! Vendu 20 euros! La vache! Alors que moi pour 8 euros je te l'envoie dédicacé, ils s'emmerdent pas les commerçants. Donc il était d'usage d'essayer d'attraper les cochons avec ces sortes de grosses épuisettes. C'était du sport, parce que le cochon volant, ça a plus de force qu'un passereau. Certains se faisaient emporter par leur prise. Mais les Highway Pig by Michael Sowacochons, pas méchants, les emmenaient toujours à bon porc.

Par contre une fois capturés, ils étaient chloroformés à mort sans pitié. Ensuite la coutume voulait qu'on les cloue sur la hotte de la cheminée. Et là, ils servaient de météo locale, s'ils restaient roses, il ferait beau, s'ils passaient au bleue il fallait craindre la pluie, et le noir signifiait  qu'ils étaient entrain de pourrir grave. Cela représentait le "temps de cochon" et les gens payaient pour venir voir le cochon sur la cheminée, ils se mettaient à genoux faisaient une offrande et espéraient en retour que leurs vœux soient exaucés.

 J'ai écrit qu'en ce temps là, le temps n'existait pas. En fait, il n'existait pas officiellement, il y avait de la contre-bande et du marché noir. Les heures étaient vendues sous cape, parfois les enchères montaient à plus de 100 minutes, pareil pour les minutes, seules les secondes restaient à un cour raisonnable. Aujourd'hui comme en ce temps là,  le temps c'est de l'argent. 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 07:22

En ces temps là, le temps n'existait pas. Ni le présent, ni le futur, ni le passé, ni même l'imparfait du subjonctif. C'était un temps parallèle, hors du temps. Pas d'heures, pas de jours pas d'années, pas de calendrier des postes. Comment faisait-on pour mesurer la vie qui passe? On utilisait le cochon. A cette époque les cochons volaient. Ils volaient même en escadrilles. Comme les oies sauvages qui forment de grands V, en fait des 5 en chiffres romains, les cochons eux formaient des 6 ou des 9, en chiffres modernes et  surtout arabes. On ne savait pas vraiment pourquoi.  Des sectes rétrogrades disaient img754que le 6 était le chiffre du diable, que c'était un animal impie et qu'il ne fallait pas en manger. Et pour le 9 d'autres charlatans disaient que si on pendait un cochon au plafond et qu'on lui tire la queue, il pondrait un 9. L'énigme fut en fait élucidé par un parent à moi, aïeul ou descendant, que sais-je, sans temps on est perdu. Klaus Konrad Karak que tout le monde appelait amicalement "l'espèce de triple K" comprit, en fait, que les escadrilles étaient formées suivant la forme des queues de cochons, ceux qui avaient leur queue tirebouchonnées en 6 formaient les escadrilles en forme de 6 et ceux qui avaient la queue basse  celles des 9.  Et ceux qui avaient la queue bien droite étaient classé X et tournaient dans des films cochons, forcément. A ce titre KKK reçut la distinction du cochon d'or.

Quand ils étaient bien gras, les cochons, sentant la menace de l'abattoir, s'envolaient par milliers vers des pays où on ne les mangeait pas. La tradition voulait qu'alors les gens sortent de chez eux et les regardent passer. Un croyance disait que si un cochon caguait sur la tête d'un spectateur, celui-ci nagerait dans 6 ou 9 ans de bonheur, suivant l'escadrille concernée. Et c'était vrai, puisque les années n'existaient pas. "Dans le cochon tout est bon, même ses déjections" disait le proverbe. D'ailleurs il était interdit de chasser le cochon en vol. Normal, imagine un peu des dégâts d'une bête de 150 kilos qui te tombe sur le coin de la margoulette ou sur la maison bleue accrochée à la colline.  Mais dans l'épisode suivant tu verras (Verrat?)  qu'on pouvait le capturer..

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 06:10

 

img258.jpgC'est fait, ça y est, enfin, c'est défait surtout. Poussières j'étais, cendres je retourne. Qu'est ce que j'insinue? Que je suis incinéré, c'est pas insidieux, c'est ainsi sans Dieu. Pourquoi je me suis fait incinérer?  Attends j'ai lutté toute ma vie pour pas devenir un pourri, c'est pas pour abdiquer après ma mort! Dieu te promet de monter au ciel, moi c'est des cendres sur terre. A contre courant jusqu'au bout!

 On dit que la mort laisse un goût de cendre dans la bouche, c'est l'inverse! C'est un goût de bouche dans la cendre. C'est vrai, si tu viens tripatouiller mes restes, tu vas trouver quoi? Des couronnes en fer blanc remboursées à 50% par la sécurité sociale.. Le pire,  c'est que moi qui ai gueulé mille fois, "élection piège à cons" je me retrouve dans une urne pour le restant de ma mort. Y a que toi que ça fait rire.. C'est ce qu'on appelle l'humour noir et aujourd'hui j'en comprends tout le sens! C'est triste une urne, mais je te dis pas de l'intérieur!  Je sais pas, moi, ils pourraient en faire en verre, des polies ou pas. Puis en faire des communes où tu pourrais entasser grands parents, parents, enfants, petits enfants..  Tout cela dans des nuances de gris plus ou moins foncés. Un peu comme ces bouteilles de sables colorées. Enfin, ce que j'en dis, pour moi de toute façon c'est cuit, si j'ose dire. Mais avec les goûts de chiottes de mes contemporains, et leur humour à la Patrick Sébastien, ils sont foutus de faire des gros cendriers en plâtre véritable, avec une clope qui s'allumerait façon lampe de chevet..

Poussières j'étais, cendres je retourne. Heureusement de temps en temps la petite lucarne s'ouvre, telle une lune rousse dans ma nuit sans étoiles et l'œil bleu de ma petite sirène vient m'enrichir d'une larme.. Et j'ai la tristesse de ne plus pouvoir pleurer..

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 12:16

img683Fort de mes nouvelles connaissances entomologiques, je me suis couché un peu moins con que la veille. Le moins que je puisse dire est que mon sommeil fut très agité. J'ai rêvé que les scarabées déboulaient par millions dans un univers bleu-nuit ou l'humidité reflétait des rayons de lune parallèles. Les carapaces brillaient comme des armures émaillées de mauvaises intentions. Et pour rajouter une couche culotte sur l'épaisseur de mon cauchemar, leur marche était bercée par une logorrhée incantatoire. Le murmure enfla jusqu'à devenir audible: "Karak akbar!   Viva Jéhokarak! Gloire à notre seigneur! Tiens voilà Boudakarak, Viva Karakouchtra!".  Chaque participant à la procession faisait rouler une grosse boule de merde en offrande. Tout me parut alors très clair! J'étais devenu le Dieu des scarabées. Tu imagines un peu les responsabilités? Sans compter que la bienséance m'obligeait à me délecter de leurs offrandes. Hé bien, figurez-vous que, comme le disait le Professer Choron  de l'université Hara-Kiri: "La merde n'a pas forcément le goût que l'odeur laisse supposer" (c'est un cauchemar, va pas goûter pour vérifier! J'explique toujours pour le même) Et là je me  retrouvais dans la pièce de Kafka complètement métamorphosé! 

Heureusement le matin arriva, trop tôt ou trop tard, j'étais en retard. J'ai bu mon café en vitesse, appris aux infos que le Japon allait être rayé de la mappemonde et que Marseille était illuminé de la champion ligue. Rien de nouveau en fait, la catastrophique routine.. J'arrachais mon blouson aux patères austères (où que c'est fin) du porte-manteau et j'ouvrais la porte avec l'élégance d'un matador exécutant sa faena. Et là, je me retrouve nez à parvis avec la cathédrale de Chartres, à ceci prés qu'elle était construite avec des millions de boulettes de merde! Je n'avais pas vraiment rêvé. Le premier scarabée avait cru à la main de Dieu lorsque je l'ai retourné, puis en sa colère lorsque je les avais balayés. Après les Beatles traités comme des Dieux, me voilà Dieu des beetles.. Tu te demandes comment je me suis sorti de là? Ben comme Jésus, sauf que moi c'est sur la merde que j'ai marché.. img584 J'allais rejoindre ma  petite princesse aux yeux magiques, j'aurai une bonne histoire à lui raconter..

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 08:40

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J'ai entendu un bruissement de feuilles et je les ai vu. Une bonne douzaine de scarabées ont déboulé (c'est le cas de le dire) roulant une boule de bouse qu'ils sont venus poser sur mon paillasson. "Oh! Oh! Mais ça ne va pas se passer comme ça! Vous allez voir  que la colère de Karak va être terrrrrrible". Pour le coup j'ai donné des coups de balai et joué du talon sur les carapaces (hum, le petit craquement délicieux!). Un génocide de géotrupe presque. J'ai nettoyé tout ça au jet. Tout propre, pas besoin de karcher, ma religion me l'interdit.

Tout de même intrigué par le comportement de ces bestioles, j'ai passé la soirée sur internet pour en savoir plus sur les quelques cinq mille espèces de scarabée. Beetle en angliche, ce qui explique l'excellente allusion du titre de cette histoire fantasmagorique. (j'explique parce qu'il y a toujours un couillon qui  s'égare sur mon blog, et que j'aimerai qu'il le quitte plus malin que lorsqu'il y est entré. Je suis un utopiste, vous le savez bien!). J'ai d'abord compris que c'étaient des coprophages, des mange merde si tu préfères (j'explique toujours pour le même) et j'y ai lu ceci:

"Le bousier présente la particularité d'être, à son échelle, l'insecte le plus fort du monde. Celui-ci peut en effet soulever une masse équivalente à 1 141 fois son poids. Le docteur Knell, de l'université de Londres, a pu déterminer la force de l'insecte via un système de pot fixé sur le dos de l'insecte qu'il remplissait d'eau, jusqu'à ce que celui-ci ne puisse plus se déplacer. Il est alors arrivé à un ratio de 1141/1"

Preuve que c'est pas parce que tu es docteur universitaire que tu ne fais pas des expériences à la con. A SUIVRE.

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 18:42

img683Tout à commencé un matin d'été. Un matin ordinaire et ensoleillé, ce qui est un pléonasme ici. En quittant la maison, sur le seuil, un scarabée pédalait les six pattes en l'air. Sachant que ces bestioles ne sont pas adeptes de gymnastique rythmique, j'ai remis l'impétrant sur ses appuis. Fini les moulinets dans le vent, le géotrupe sembla même me remercier dans un hochement d'antennes. Rien d'extraordinaire jusque là, enfin c'est ce que j'ai cru, et toi non plus tu ne vois rien venir. Deux jours plus tard, au même endroit se trouvait un petit caca. Une merdouille, un merdégot comme on dit ici. D'un petit coup de pied élégant j'expédiais la boulette dans la broussaille du jardin sauvage, comme vous le faites d'une vieille crotte de nez. Je venais d'entrer dans une spirale qui allait me conduire au drame. Ta ta tan!

Je m'étais absenté de mon domicile, et trois jours plus tard lorsque je revins, une grosse boule de merde trônait sur le paillasson. Là, j'ai eu besoin de la pelle et de la balayette pour me débarrasser  de la saleté et l'enterrer, sans cérémonie, dans le jardin. Oui, on fait parfois des cérémonies pour enterrer les merdes, mais je ne donnerais pas de noms. Le lendemain, la même chose s'est reproduite. Arrivé là, et profitant du week-end je décidais de mener une enquête scrupuleuse.  Embusqué derrière un buisson, j'ai attendu, attendu.. Et là, stupeur!

A SUIVRE (tu as remarqué comme je m'y prend bien pour que tu reviennes demain?)

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