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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 17:20

img234.jpgCouché sur son lit, le pied sur l'accélérateur, il jette un oeil sur le rétro, même pas viseur. Quel dommage! car derrière,la tapisserie constellée de flics, lui fonce dessus.. Il aurait pu se défendre. Voler un matelas d'amour dans le double fond du caddy était certes très grave, mais de là à avoir toute les polices du monde au cul.. Sûr, ça avait foiré et le voilà coincé comme un mégot au fond d'un cendrier, l'oreiller en bataille, et la couverture qui ne répond plus.

Les meubles aux tiroirs excentriques traversent la pièce, il flippe à temps: "5000 when light" en plein dedans. Un oeil sur le score,un sur le café qui fuit et les autres dans le vide poche tout proche.. Les yeux dans la poche revolver..

L'éclair de la balle d'acier lui arrache une écharde de voix. Attention au tilt. Calme petit, calme toi, faut en sortir pense, remember! T'étais tout mioche,tout moche, too much...  L'école, les copains en blouse grise, les lezards sur les pierres brûlantes, les gros godillots sur les chevilles frêles. Les cerises vertes que tu bouffais par faim et les merdes ignobles que tu chiais, constellées de noyaux, parce que tu bouffais aussi les noyaux!  Hé con! ..  Normal, disaient tes potes, il s'appelle Olive. Hé Olive! Réponds!.. Tu vas rater ton cauchemar, freine! pas le moment de faire la toupie...

Ta plaque d'immatriculation affiche un 40 de fièvre et tu leur tiens toujours tête, comme quand tu était môme, tous contre toi. T'avais beau bouffer des lézards vivants, tu ne les épatais plus, avec tout ce sang froid qui te coulait de la bouche, leur queue frétillant encore dans ton estomac..

Olive réagit! Merde! .. Ne te réveille pas, il vont encore se moquer de toi, de tes orbites noires et de ta bite blanche que tu exhibais en espérant une reconnaissance.. Tire-toi!  accélère bon Dieu! flippe! cogne!. Y' a que trois boules, t'as même pas eu la loterie. Rouge, plus d'huile, "more fun to complète", t'est fait. Pas de ma faute si t'as du goudron liquide dans la tronche! Y a longtemps t'aurais gardé les moutons ou ramassé les caddies sur les parking de supermarché.. Mais aujourd'hui y a pas de place pour tézigue. 

Surtout que t'étais vaillant, ouais, je dis t'étais, parce que là, t'es entrain de crever sur ton lit d'hôpital. T'as tout mélangé, la bagnole, le flipper, les caddies et les caissières que tu désirais dans les chiottes pour les avoir en rève, les doigts en anneaux, les yeux exorbités..

Puis un jour, t'as voulu la toucher, lui dire que tu l'aimais, et ça à pétè.. Elle s'est moquée, t'as eu peur, t'as sorti ton sexe ou ton couteau et tu lui a planté dans le ventre, puis t'as découpé la nuit au volant du flipper avant de te ruiner contre une balustrade de désespoir.

Crève, puisque c'est comme ça que meurent les bêtes, t'as eu tord d'avoir un physique humain.. C'est vrai quoi, si t'avais été oiseau, t'aurais pu au moins voler, puisque t'avais pas plus de cervelle qu'eux 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 18:49

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J'en connais qui défendent la corrida sous prétexte de "traditions". Mais chers amis, la tradition dans les amphithéâtres romains ce n'était pas les corridas! Oh que non! Il y avait ces fantastiques combats de gladiateurs! Avec leurs habits de lutteurs et leur armes luisantes de sang humain au soleil, ça avait de la gueule ça, messieurs. Ah! c'était autre chose que de s'habiller avec des bas roses et des panties  à pompons.. Puis, un coup sur deux: couic! Frêche dans sa toge rose baissait le pouce vers le sol et la gorge était tranchée (art terre). Et surtout, la tradition que je regrette c'est les chrétiens aux lions, ça c'était du spectacle.  Cruel? Comment ça cruel! Mais il ne faut pas croire ces légendes qui prétendent que les chrétiens se faisaient boulotter par les lions. La preuve? Il reste beaucoup plus de chrétiens que de lions. Non! Non! C'était l'inverse! Et j'en apporte la preuve, on dit encore de nos jours "bouffer du lion". Si les chrétiens mourraient c'était de trop en bouffer justement, d'ou l'expression "étouffe chrétien" qui confirme mes dire. Non, même si certains chrétiens se faisaient manger, c'était le paradis assuré, pas le charter pour la Roumanie quand même…

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 10:14

 

Tout a commencé avec ces oiseaux qui ont fait leur nid sous la charpente de la terrasse. Pas farouches, ils ont bâti leur foyer contre la maison. Ce sont des queues rouges, des habitués de la location urbaine.  J'ai posé l'échelle contre le mur et je suis allé voir, tous les jours, l'évolution de la situation, un peu comme tu vas voir ton courrier dans la boite aux lettres. Les œufs sont venus, se sont craquelés, et des gorges ouvertes  se sont tendues. Malheur! La maman oiseau a du se faire boulotter par un chat, bilan: le papa se crevait à nourrir les quatre bouches. Par solidarité masculine et paternelle, j'ai pris des aiguilles de pin, gratté mon compost, et offert des brochettes d'asticots à mes colocataires. Voraces! Les oisillons! Voraces mais reconnaissants. Dés qu'ils se sont jetés dans le vide pour s'envoler, ils sont venus se poser sur mon épaule. img040.jpg

Là, j'étais un peu inquiet pour les fourmis qui nichent dans mon cerveau (voir récit du 3 décembre 2009 –ben oui, il faut suivre-). Mais bon tu connais les fourmis, malines! Elles sont passées par le labyrinthe cartilagineux de mes pavillons auriculaires. Elles ne pouvaient pas passer par la bouche où niche mon lézard (épisode à lire en décembre 2010- il faut savoir anticiper aussi-). J'ai alors plongé mes pieds dans la terre du  jardin jusqu'à ce que de la moisissure puis des champignons me poussent entre les orteils. Les vers de terre me faisaient d'agréables chatouilles sous  la plante des pieds. Des abeilles venaient même butiner, autour de mon sexe, les fleurs du mâle. Mes amis m'avertissaient que je perdais le sens des réalités mais je n'écoutais que mes enfants/oiseaux. J'étais un peu dur de la feuille, c'est normal quand on devient arbre. Oui, je suis arbre maintenant! Ça me change peu. Le jour la tête dans les nuages, la nuit dans la lune. Et mon cher firmaman  me lit des histoires d'arbres à dormir debout. J'aurais pu vivre mille ans comme çà, mais les bûcherons sont venus. Qui prétend que c'est en bûchant qu'on devient bûcheron? Ceux-là étaient ignares et indélicats. Ils ont fait vrombir leurs tronçonneuses comme s'il s'agissait d'un départ de grand prix de formule 1. Puis sans ménagement pour la faune qui m'habitait, ils m'ont abattu.

Coupé en deux! La guillotine à l'envers, puisque ce sont mes mollets qu'ils ont sectionnés. J'ai comme seule satisfaction d'avoir fait gicler mon sang rouge et noir contre leurs barbes bleues. Un sang indélébile qui les tâchera longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, enfin très longtemps quoi!

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 16:14

img289.jpgJe suis mort, ça y est. Oui, pour de vrai. La vie c'est fini, c'est fait, la mort aussi, c'est fait. Et là où je suis, je peux te le dire, il n'y a pas de paradis, même fiscal. Pas d'enfer non plus, le purgatoire, j'en parle même pas. Les cinquante vierges, baratin aussi.. Même pas d'anges, de chérubins avec leurs petites fesses bien rondes pour faire rêver les curés et Mickaêl Jackson .. Mais je le présentais, je te l'avais dit.. Par contre j'avais un peu négligé la réincarnation ou plutôt la métempsycose, la palingénésie* ou encore la reviviscence*, même si ces mots ne me semblent pas adaptés à ma nouvelle vie. Disons que je suis réinstallé, c'est comme ça qu'on dit d'un objet. Je suis un lavabo. Je sais ça t'amuse, tu connaissais la dame-pipi voilà le monsieur lavabo. C'est en effet très drôle de me faire tripoter l'oreille gauche pour que coule de l'eau chaude de ma narine gauche, et d'avaler tout ça sans rien dire. C'est un peu moins rigolo lorsque tous les occupants de la maison viennent me cracher à la gueule leur reliquat de dentifrice mêlé à  leurs souillures de bouffe. Moi qui de mon vivant avait des problèmes digestifs, je te garantis que le Déstop c'est autre chose que l'Alka-Seltzer. Mais je me plains pas, je garde un pied sur terre (je sais c'est fin, je t'ai pas habitué à tant de subtilité). Je ne me plains pas parce que mon voisin Marcel est bidet. Il se rince l'œil, certes, mais bon, je préfère être à ma place. Brigitte la baignoire semble, elle, baigner dans le bonheur. Pourquoi en sommes-nous arrivé là? C'est Emma l'intellectuelle du groupe qui a une théorie la dessus. Comme elle est réincarnée en miroir et qu'elle était philosophe elle trouve un lien évident avec la réflexion. Mais si, réfléchis! Même si tu n'es ni miroir ni philosophe. Moi, j'étais du genre à ouvrir ma gueule, en tant que lavabo, je suis pas prêt de la fermer! Marcel c'était un lèche-cul de première. Le voilà bidet. Brigitte? Ah! Sacrée Brigitte, disons que toute sa vie elle fut très accueillante avec les hommes et même les femmes.. Tu vois tout s'explique! D'autant que le soir, de la pièce voisine montent les gémissements du petit Nicolas réincarné en cuvette de chiottes.. Normal! Ce n'était qu'un trou du cul!

FIN

* le petit Robert a eu plus de chance que moi...

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 05:46

Mon couscous n'a plus de goût, l'harissa me paraît fade. Comment se fait-il que personne ne me reconnaisse? Et pourquoi je les connais tous!. Je tourne désespérément la tête sur l'autre partie de la salle, et là , j'ai un choc terrible. La gamine qui va aux toilettes, c'est ma sœur. Elle ne me reconnaît pas, mais c'est normal, c'est ma sœur enfant. De retour du petit pipi, je la suis du regard et  mon cœur explose. Elle rejoint la table où sont installés mes parents, mes parents d'il y a 50 ans, et pire à coté, assis sagement un petit garçon que je connais bien. C'est moi à 8 ans! (Note de l'éditeur: sauras-tu trouver l'age de Karak?*) Je sens que je vais défaillir, je me glisse aux toilettes pour me rafraîchir le visage. Et là, tu sais quoi? . Le visage que me renvoie la glace n'est pas le mien. La  vache! C'est une sensation extraordinaire!  Je me sens soulagé. Normal qu'on me reconnaisse pas, c'est pas moi! On peut dire que ça va mieux, j'ai pas à me prendre le choux avec la présence de mes parents jeunes, c'est pas mes parents puisque je ne suis plus moi. Je sors revigoré des toilettes, le couscous triste meurt dans mon assiette sans que j'en éprouve du chagrin. Pire, je vais te dire, comme je ne suis pas moi, je vais pas le payer! Non, je vais pas nourrir l'inconnu que je suis devenu, je m'efface donc des cinquante mètres carrés que fait  la salle. Tu aurais fait quoi toi? Enfin, quand je dis toi, je parle à l'autre! (Note de l'éditeur: sachant qu'un pavé de carrelage fait 43x43 cm; Combien en faut-il pour carreler la salle dont  la longueur fait deux fois la largeur, la largeur des joints étant de 4 mm*) .

Fini les odeurs de graillons, je retrouve l'air frais de la rue lorsqu' une main img133.jpgs'abat sur mon épaule, c'est le serveur, qui m'a rattrapé:

-"Monsieur, vous avez oublié de payer"

-"Pourquoi je serais obligé de payer?"

-"Parce que sinon c'est du vol! " 

-"Ouais! C'est  vol au dessus d'un hideux couscous!"

-"Maintenant, je te reconnais! Sacré Karak! Toujours mauvais esprit…"

Tu peux  échapper à ton destin mais pas à l'addition du patron…..

 

FIN

 

(* La première question est du niveau CP, la seconde niveau CM2, cela te permet d'évaluer ton niveau en math)

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 12:28

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Comme les femmes enceintes peuvent avoir des envies de fraises, j'ai parfois envie d'un couscous. Je sais, c'est moins poétique, je ne chanterai pas "Des champs de couscous forts rêveurs" (Note de l'éditeur: Karak fait sans doute allusion à la chanson des Beatles "strawberry fields forever"). Alors dés que je croise un resto où est affiché "couscous" je m'installe. Là, d'entrée, je remarque le serveur de mon âge en me disant que je le connais. Oui, ça y est, on a joué ensemble dans un groupe que j'avais monté, "Les Plounks", (Note de l'éditeur: des punks de province issus du village de Saint Jean de Cucules –si,si, ça existe-). Je le lui dis, il me dévisage et me répond "Désolé, votre tête ne me dit rien! On a du y jouer  à des époques différentes". Bon, je la ferme, mais avec les "époques différentes" il me fait rire le groupe n'a duré qu'une saison.. Normal quand tu chantes du "No Futur".  C'était il y a plus de trente ans.. Bon!, mon couscous commandé, j'aperçois des convives que je reconnais, un couple d'homos charmants, mes anciens voisins. Homos, certes, mais qui se faisaient des scènes de ménage comme de vrais hétéros, avec vaisselle brisée et tout, et tout. La réponse à mon sourire affirmé fut un tirage de gueule, ils se regardèrent et j'ai compris que j'allais créer une embrouille si je continuais, ils ne m'avaient pas reconnus.. Décidément. Mon couscous royal arrive! Il n'a de royal que le nom, sa merguez et ses deux boulettes de viande me font penser au sexe grillé d'un octogénaire. Quand à la cuisse de poulet, elle laisse augurer de ce à quoi ressembleront des fesses de strip-teaseuse quand la retraite passera à soixante dix ans. "Bon appétit" me dit le serveur. "Il en faut " je lui répond d'un air critique. A la table en face la mienne s'installe une copine que je connais bien, on travaille ensemble, je lui envoie un sourire qui va s'écraser contre la tapisserie fadasse de la salle. Elle  ne m'a pas reconnu, à moins que le monsieur qui l'accompagne ne soit un grand jaloux, elle en change si souvent… Tout cela commence à me paraître étrange, je connais toutes les personnes qui sont ici, et personne ne me reconnaît. Je tourne la tête et là encore, je vois ma cousine, je me lève m'avance vers elle et lui demande pitoyablement le sel, elle ne m'a pas reconnu non plus…

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 11:48

J’observais attentivement ce que j’estimais être une initiation à un rite vestimentaire. Trois jeunes vestales, accompagnaient les vieilles femmes dans leur choix pour se vêtir. Elles leur faisaient endosser des sortes de carapaces velues, et les faisaient tourner devant la glace, à la manière des derviches (mais en 16 tours pas en 45) et chantaient une logorrhée . Les incantations se répétaient sans cesse, je les notais fébrilement : »ça-vous-va-à-ravir » « ça-vous-aminci-la-silhouette » « çà-vous-tiendra-chaud ». Et là j’élucidais un grand mystère, celui du vêtement chaud qui gratte. En fait, entre la doublure et le tissu, Damart a eu l’idée lumineuse d’introduire 12 cm de laine de verre afin d’obtenir le label « grand confort électrique » le fameux thermolactyl. Cela alourdit un peu la coupe, mais pas autant que s’ils avaient aussi introduit la double cloison en briques.  Coté esthétique, que pouvons nous juger avec nos cerveaux formatés pour acclamer la minceur et  la dictature des modistes. Je découvrais là, un style intemporel sorti d’une culture ancestrale qui se communique de génération en génération, à l’abri des médias, par le bouche à sonotone. Je rentrais dans ce qu’on pourrait appeler une autre dimension, comme tout le monde le sait Damart taille grand….

Le rite se finissait à la caisse, pour enchaîner sur un autre. Là, les vieilles dames empéruchées (ne cherche pas je l’ai inventé) puisaient dans d’énormes sacs à main en skaï véritable et en sortaient des documents attestant qu’elles étaient des « clientes en Or », qu’elles avaient « une offre personnalisée » qu’elles pouvaient jouir (le mot est faible) de « tarifs préférentiels » une exhiba même une « médaille de fidélité » et toutes prétendaient « AU CADEAU ». Là s’achevaient l'intronisation, oui, oui, bien intronisées les mémés repartaient  heureuses, décontractées des gants et chargées comme des mules pendant la débâcle. Je restait stupéfait devant ce miracle de la consommation. Ces tribus que l’on croit primitives ne sont-elles pas à l’origine de la pensée profonde de nos sociétés modernes. Une vestale s’approcha de moi « et pour Monsieur ? » Elle se demandait comment elle allait me vendre ce blazer  en flanelle et ce pantalon en tergal infroissable  qui me transformerait en Don Juan des thé-dansant, ou ce costume en velours côtelé, qui me ferait ressembler à un Gentleman-farmer dans mon HLM. « Ben ! heu ! je viens dépanner le téléphone ». Son visage souriant se transforma en grimace « bon débrouillez-vous ! j’ai autre chose à faire ! » Je lui fis un sourire assorti au blazer et lui murmurait « Damarde-toi et le ciel t’aideras ! ». Je sais que vous ne me croyez pas mais regardez l’illustration… FIN !

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 06:42

Tout le monde tire sa révérence à Levi Strauss l’ anthropologue, l’ethnologue et le philosophe qu’il fut. Mais, modestement je pense avoir fait aussi fort que lui. Ho, je n’ai pas traversé les océans, exploré des contrées sauvages au fin fond d’une jungle, j’ai l’exploration durable moi, sans émission de CO2. J’ai mis les pieds là où aucun homme ne les mets. J’ai pris des risques inconsidérés, c’est vrai, j’ai osé le non avouable, j’ai bravé les tabous, les signes indiens, les poupées vaudou (ah ! oui ! quand même !) . Et cette aventure extraordinaire, fantastiquement  fantasmagorique, je l’ai consignée de ma main tremblante sur un petit carnet noir et je vais te la raconter par le menu. Aujourd’hui, je l’ai fait, j’ai poussé la porte du magasin Damart, et je me suis senti, dés l’entrée, en territoire hostile. Tout les regards se sont tournés vers moi, les bavardages ont cessé net. Comme j’étais un peu gauche dans ma démarche, sans me rassurer une vielle femme me dit « faut prendre un ticket ! ». Je compris alors pourquoi il y avait autant de sièges dans l’assemblée. En fait, j’étais le seul male de l’assistance, une assistance essentiellement composée de vieilles squaw. Je pense que j’assistais à une sorte de Pow Wow entre plusieurs tribus. Elles se différenciaient à la couleur de leur chevelure, il y avait la tribu des gris violine, celle des gris orange, et celle des gris blanc. Les visages burinés portaient des couleurs de paix, en couches épaisses et luisantes. Les vêtements aussi étaient caractéristiques, une épaisse serge (mais non pas toi couillon ! le tissu !) toujours dans les gris, gris marron, gris vert, gris bleu et même gris-gris (pour l’Afrique). La dernière fois que j’avais vu ce tissu c’était au Kremlin, pour la fête du premier mai, à la tribune du Kominterm. J’en vins à me poser la question : les ruscoffs ne profiteraient-ils pas de l’aubaine pour se débarrasser de leurs stocks de la seconde guerre mondiale ?  (Tu le sauras en lisant la suite)

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