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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 17:19

 

 

Deux pieds et demain

 

 img166.jpgQuand j’étais écrivain

J’écrivais des deux mains

Quand j’étais musicien

Je jouais comme un pied

J’ai fait des pieds et des mains

Pour devenir baladin

Mais ce ne fut pas le pied

Le succès renvoyé à demain

De mes deux mains

J ‘ai fait des pieds

Je suis poète … Sur le papier

 

 

La ballade du pinceau

 

La peinture du plafond cloquait

Sa femme était en cloque

Il passa une deuxième couche

Sa femme était en couches

Quand il en fut au blanc immaculé

Elle en était à la conception

Un petit pinceau est né

Mathou Brillant ils l’ont appelé.

 

 

Caille bonbon

 

Au coin de ma rue

L’pauvre homme est mourru

Il était marchand de réglisse

Et en ce jour de gel, il glisse

En déchargeant ses confiseries

Et tout le monde rit

Parce que mort en râlant

Il s’est écroulé sous le poids des Zan

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 08:12

 

 

 

img234.jpg

 

Enfant il aimait voir ses jouets

à ses pieds

Le garage, les petites voitures

Bien rangées

Le petit peloton de cyclistes

Fonçant immobile

Les pompiers affairés

Autour du camion rouge

A ses pieds

Tous ses  soldats de plomb

Et de plastique

alignés

Aujourd'hui c'est pareil

A ses pieds

Ronronne l'avenue

Les figurines se sont libérées

De leur corset de plomb

Le petit monde est en mouvement

Les pompiers s' affairent

Autour du camion rouge

A ses pieds

Les passants se regroupent

Et le montrent du doigt

En haut sur la corniche

Alors il fait un pas en avant

Pour les rejoindre

Le vent fouette son visage

Il ne sera jamais adulte.

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 14:09

img584.jpg

Ma main dans sa petite main, je l'ai suivie. Nous sommes allés vers la mare magique. Nous y avons plongé nos pieds blancs de froid. Les poissons rouges sont venus par dizaine nous téter les petons. "Les glos, les maigues, les ouges et les blancs, les papas et les mamans" ils étaient maintenant un millier à nos pieds. Ils nous ont alors lentement aspirés vers le fond. Ils nous ont conduit sous les nénuphars où vivent les grenouilles libertines en bas résilles. Elles fumaient dans leur repaire en écoutant "smoke on the water", nous révélant ainsi le secret des brumes sur les étangs. Remonté à la surface, tout m'est revenu, j'ai alors, avec un bambou bien droit, taillé un sabre de lumière. Les nuages se sont fait dociles, et nous les avons chevauchés, accrochés à leur crinière de vent. Un filet à papillon sur l'épaule nous allions pécher des étoiles de ciel. Des étoiles de ciel, en plein jour? Mais oui, monsieur, mais oui madame! Je ne suis pas fou! J'avais emporté mon gros pinceau et ma bouteille d'encre. Et j'ai peins une nuit de chine câline. Et les étoiles y ont brillé comme des pépites au fond du tamis d'un vieux chercheur d'or ivrogne. Qu'allions nous en faire? "Pou que les pitites fourmis y voient dans leur trou" Une fois arrivés sous terre, nous avons offert la lumière à des fourmis comblées. Pour nous remercier, elles nous ont conduits, à travers un souterrain interminable, sur la planète Mars. Les Martiens sont des gens peu communs, en fait ce sont des instruments de musique qui parlent le solfège, en notre honneur ils nous ont joué un concert fantastique.. Et la petite main a serré la mienne et nous nous sommes endormis vers des rêves encore plus féeriques..

A ma Reinette qui fait des bonds partout! 

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 07:32

img133.jpgComme tous les enfants, j'avais les yeux magiques. Mais si, souvient toi! Lorsqu'on regardait un nuage, on y voyait des visages qui se tordaient au gré du vent. J'avais sans arrêt ces visions. D'une fissure du mur de ma chambre, émergeait un nageur, inlassable, qui tentait d'accéder au plafond. Un nageur vertical quoi! Du mur lépreux de l'école jaillissaient des dragons monstrueux, mais éteints, leur panache n'était que poussières et scories de chaux. Les yeux de ma mère contenaient deux planètes noires, constellées d'une myriade  de petites stries de couleurs où des vaisseaux tentaient de jeter leurs amarres. A l'école je voyais ce que personne ne voyait, mais l'institutrice m'était   transparente. Lorsque le directeur me reçu dans son bureau pour tirer au clair ces absences d'attention, je ne vis que les poils qui sortaient de ses oreilles. Et je me demandais si le trou de ses oreilles sentait aussi mauvais que celui de mon nombril. Le nombril, tiens! Je l'imaginais comme le courant d'eau que fait le lavabo lorsqu'on retire la bonde, j'imaginais que l'on naissait comme ça d'une spirale qui sortait du nombril de nos mères. Mais la vie m'apprit à arrêter de me regarder le nombril pour m'intéresser au ventre à nourrir. Et les coups de rabot de la sacro-sainte réalité ont réduit mon imagination en copeaux épars et variés. Ici, un dessin, un poème par-là, et la profonde impression d'avoir perdu mon univers. On me traitait d'original parce que je dessinais sur ma voiture des visions de science-fiction. "Original" on prêtait ce terme au clochard et  au vieux savant qui regardait les étoiles, j'étais ni l'un ni l'autre, ni surtout l'autre. Alors, petit à petit, la raison des plus nombreux m'a imposé les codes. Et je me crus mort-vivant dans un monde sans intérêt.  Mais au moment où j'allais définitivement abdiquer, j'ai rencontré l'amour. Deux grands yeux bleus m'ont souri et la petite mouette de sa bouche m'a dit :"tu viens papy?"  A SUIVRE

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 16:44

img135

Les enfants insouciants courent au bord du précipice

Où la mer ennivrée de bateaux

Qui chaloupent

Ride le miroir de leur souvenir bleu

D'une marée complice

 

L'horloge lunaire des vages immortelles

Remonte le drap humide

De l'onde chaleureuse

La vie glisse sur l'eau

A peine chuchotée

 

La nuit viendra enfin

La nuit viendra toujours

Engloutir les bateaux, les phares et les ports

Engloutir les oiseaux, les plumes et les mots

La nuit viendra toujours

La nuit viendra encore...

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 06:54

img254.jpgLe pays du souvenir est un pays dont on a égaré la clef... un comble... Des gens sans mémoire ignorent même qu'elle existe. Alors, ils vivent sans, ils rient, ils rient trés fort. Les gens sans mémoire rient toujours trés fort pour éloigner un brin de souvenir accroché à leurs oreilles, une paire de cerises mures ou des millions de morts qu'ils veulent ignorer..

Tous les curieux, les chasseurs de trésors, les rebelles de la pensée, les voyageurs immobiles qui cherchent la clef peuvent imaginer perdre aussi la serrure.

Alors, ils poussent la porte, sans efforts, mais comprennent vite qu'il est plus rassurant de regarder par le trou de la mémoire..

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 18:37

mon ordi est à l'hosto des ordi, l'anorexie a été diagnostiquée, enfin un problème d'alimentation quoi! en attendant les dessins nouveaux, il ne me reste que les mots pour te fidéliser, lecteur volage.. Mais je te préviens, c'est ma farce cachée, mon coté obscur que tu vas découvrir..

 

 

img044.jpgLes sirènes sont sorties de l'onde

Où des tortues géantes les avaient entrainées

D'instinct, elles se sont précipitées vers le marchand de glace.

Entre deux boules vanille /fraise,

Elles ont quitté leur costume d'écume,

Enfilé des porte-jarretelles

Et sont parties se prostituer sous le regard médusé

De leur amants tentaculaires.

 

Je suis resté sur le sable à dessiner leur visage

Pour tenter de conserver la beauté

Qui naissait sous la vague..

La marée est venue engloutir

Ces souvenirs fugaces

Comme elle le fait de ses marins amoureux

D'une liberté sans ombre.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 22:03

 

 

Je l'ai rencontré en rêve,img166.jpgL'homme qui n'avait plus sa tête

 Mais la tête d'un autre.

Je lui ai dit que cela m'était arrivé aussi

Dans une vie future.

Lui venait du passé où il m'avait rencontré.

"Mais vous perdez la tête" me suis-je insurgé.

"Non j'y ai trouvé la votre!" me répondit-il amusé.

"Vous vous payez ma tête?"

"Non je l'ai eu gratuite, deux têtes pour le prix d'une,

En tête de gondole.."

Il me prenait la tête avec ces fariboles

Et ses allures d'esthète.

Tête de cochon contre tête de l'art,

On était fait pour chanter ensemble

A tue-tête.

 Et il tua la mienne.

C'était un chasseur de têtes

J'ai vu ça sur son papier en tête du peloton.

Lorsque je pédalais pour rattraper la mienne

Et passer en tête.

Je l'ai doublé, puis je lui ait fait un tête à queue

Dans cette histoire sans queue ni tête..

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 09:37

 img234.jpg

Chaque matin, il va au café,

Boire son café.

Mais c’est surtout pour lire le journal,

Savoir s’il y a un nouveau mort dans le quartier.

Un qu’il connaît. Un enterrement,

De temps en temps, ça tue les gens.

Ça tue le temps.

Au bout du comptoir,

L’homme au nez en forme difforme

De bouchon de carafe,

Trempe sa truffe dans un ballon de rouge.

Il parle football, enfin, quand il parle.

Au fond de la salle,

Assis toujours à la même place

Fume l’Indien.

Un œil sur la rue

Un œil sur le bar

Un œil sur la télé.

Il a le troisième œil.

Toute la journée, il lance ses messages enfumés

A la recherche de partenaires

De belote de re belote et dix de der

Le soir quand il les a trouvés,

Il abandonne sa place à un quatrième joueur.

Il n’a plus envie.

Les jeunes, en riant, l’appellent « Sitting Bulle »

Parce qu’il est toujours assis à rien faire.

Derrière le bar, la fille regarde au loin

Vers des voyages qu’elle ne fera jamais,

Des rivages secrets, des amours imaginés.

Comme tous les jours,

 Il lui fait un petit signe pour lui dire qu’il va payer son café.

Comme tous les jours,

Il lui laisse une petite pièce jaune par amitié.

En partant, elle lui dit :

-Bonne journée !

Lui entend toujours :

-Va chier !

Ça  ne le désole pas, elle est si jeune !

Tous les jours il va boire son café dans ce café.

Ça peut paraître monotone

Mais aujourd’hui il a pu voir la narine gauche

Du bouchon de carafe,

De carafe à vin.

Trois poils gros comme des sarments de vigne s’en échappaient.

Il a réussi à les surprendre en évitant ses yeux.

Il avait croisé un jour son regard.

Ça lui avait rappelé celui d’un vieux singe

Q’un cirque ambulant déambulait dans le village.

Ses mains humaines serrées aux barreaux de la cage.

Un clown l’avait invité au spectacle.

Il n’y était pas allé…

 

 

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 13:12

NOCES D’ARGENT


Avec ma femme,

Nous échangions peu de mots.

Elle me demandait l’heure,

Je lui répondais

Aujourd’hui,

Pour l’anniversaire de notre mariage,

Je lui ai offert

Une montre en or.

Et le silence dort

img234.jpg

 MIROIR

 

Son épouse ramenait

 toujours à la maison,

Des chats blessés

Des chiens perdus

 Sans colliers

Des hérissons

A moitié écrasés

Des oiseaux

Incapables de voler

Aujourd’hui

Il s’est longtemps

Regardé dans la glace

Et a compris

Pourquoi elle l’aimait

OEDIPE!

C'est en regardant le fond de la mer.

Que je vis le fond de ses yeux !

Je vis aussi le mauvais fond de ma mère

Qui lui arracha les yeux.

La sirène aveugle

S'est transformée en thon.

Et nous l'avons mangé

A la sauce catalane

En terrasse sur le port

Avec ma mère,

En amoureux

Les yeux dans les yeux !
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livre-karak.jpg


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Tous ceux qui l'on lu ne le regrettent pas, les autres si..
Pour les sceptiques lire les com dans la rubrique
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