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22 septembre 2020 2 22 /09 /septembre /2020 05:59
poésie minute, avec récolte

Potimarrons

Tout rouge et tous ronds

Les potimarrons sont souvent marrants

Les petits marins ne sont pas marrons

Mais sont trop marrants avec leur pompon

Ils naviguent sur un petits marais

Une mare de mots

Nos petits marmots

Ils mangent petit à petit

D’un petit appétit

De petits marrons chauds

En lâchant les amarres

Pour prendre la mer

Et perdre leur mère

Qui ramasse les potimarrons

Tout rouge et tous ronds

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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 07:47

La terre comme mère

La mer comme père

Les enfants insouciants

Préférèrent le clinquant

L’orgueil et la vanité.

Dans ce monde sans pitié

La guerre arriva

Drapé pas très étique

Pour un drapeau patriotique.

La violence devint Loi

Certain y voyaient Dieu

D’autres le devoir.

Alors les mots fatigués

Ont commencé à déserter

D’abord en petit groupes

En petites phrases

Puis en longs paragraphes

Pour finir  en romans épiques

Des armées de mots lâchèrent prise

Laissant le silence

 A la page blanche

Les dictionnaires sans voix

Les claviers muets

Et à la fin le verbe se tut

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 06:26

 

Mais où va-t-elle ?

La vieille aux petits pas

Vers quel autel

Vers quel trépas

Mais qu’apporte-t-elle ?

Dans son cabas

Un pot de miel

Où du tabac

La vieille aux petits pas

Mais que cache-t-elle ?

Sous son minois

La vieille aux petits pas

Un peu d’elle

Un brin de joie

Un peu de ça !

Un peu de ça !

Elle va faire croire qu’elle a 20 ans

En chantant pour des mal-voyants

La vieille aux petits pas

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 16:24

img135

Tous les soirs
Au zinc du bar,

Elles arrivent deux par deux,

Il y en a des fluettes,

Des rustiques,

Des élégantes,

Avec ou sans gants.

Toutes virevoltent,

 me font signe

signes de mort

Signes de croix.

Toutes ces mains.

Tendues vers moi,

Des mains d'hommes tristes

Qui n'ont pas donné de caresses depuis longtemps

Des mains de filles de joie

Qui ont vendu des caresses trop souvent.

Et je leur plante un alcool dans leur paume

Odeur d'anis,  arôme de pomme

Qu'importe le parfum,

Pourvu qu'il masque l'ivresse.

La recette sera bonne ce soir,
Grace à la longue femme en noir...

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 14:45

img254.jpgLe pays du souvenir est un pays dont on a égaré la clef... un comble... Des gens sans mémoire ignorent même qu'elle existe. Alors, ils vivent sans, ils rient, ils rient trés fort. Les gens sans mémoire rient toujours trés fort pour éloigner un brin de souvenir accroché à leurs oreilles, une paire de cerises mures ou des millions de morts qu'ils veulent ignorer..

Tous les curieux, les chasseurs de trésors, les rebelles de la pensée, les voyageurs immobiles qui cherchent la clef peuvent imaginer perdre aussi la serrure.

Alors, ils poussent la porte, sans efforts, mais comprennent vite qu'il est plus rassurant de regarder par le trou de la mémoire..

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 15:43

Deux pieds et demain

 

 img166.jpgQuand j’étais écrivain

J’écrivais des deux mains

Quand j’étais musicien

Je jouais comme un pied

J’ai fait des pieds et des mains

Pour devenir baladin

Mais ce ne fut pas le pied

Le succès renvoyé à demain

De mes deux mains

J ‘ai fait des pieds

Je suis poète … Sur le papier

 

 

La ballade du pinceau

 

La peinture du plafond cloquait

Sa femme était en cloque

Il passa une deuxième couche

Sa femme était en couches

Quand il en fut au blanc immaculé

Elle en était à la conception

Un petit pinceau est né

Mathou Brillant ils l’ont appelé.

 

 

Caille bonbon

 

Au coin de ma rue

L’pauvre homme est mourru

Il était marchand de réglisse

Et en ce jour de gel, il glisse

En déchargeant ses confiseries

Et tout le monde rit

Parce que mort en râlant

Il s’est écroulé sous le poids des Zan

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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 07:44

Ma main dans sa petite main, je l'ai suivie. Nous sommes allés vers la mare magique. Nous y avons plongé nos pieds blancs de froid. Les poissons rouges sont venus par dizaine nous téter les petons. "Les glos, les maigues, les ouges et les blancs, les papas et les mamans" ils étaient maintenant un millier à nos pieds. Ils nous ont alors lentement aspirés vers le fond. Ils nous ont conduits sous les nénuphars où vivent les grenouilles libertines en bas résilles. Elles fumaient dans leur repaire en écoutant "smoke on the water", nous révélant ainsi le secret des brumes sur les étangs. Remonté à la surface, tout m'est revenu, j'ai alors, avec un bambou bien droit, taillé un sabre de lumière. Les nuages se sont faits dociles, et nous les avons chevauchés, accrochés à leur crinière de vent. Un filet à papillon sur l'épaule nous allions pécher des étoiles de ciel. Des étoiles de ciel, en plein jour? Mais oui, monsieur, mais oui madame! Je ne suis pas fou! J'avais emporté mon gros pinceau et ma bouteille d'encre. Et j'ai peint une nuit de chine câline. Et les étoiles y ont brillé comme des pépites au fond du tamis d'un vieux chercheur d'or ivrogne. Qu'allions nous en faire? "Pou que les pitites fourmis y voient dans leur trou" Une fois arrivés sous terre, nous avons offert la lumière à des fourmis comblées. Pour nous remercier, elles nous ont conduits, à travers un souterrain interminable, sur la planète Mars. Les Martiens sont des gens peu communs, en fait ce sont des instruments de musique qui parlent le solfège, en notre honneur ils nous ont joué un concert fantastique.. Et la petite main a serré la mienne et nous nous sommes endormis vers des rêves encore plus féeriques..

pour Reinette...

 

 

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 19:30

 

L’arbre avait porté

Des générations de bourgeons

Qui avaient donné des feuilles et des fruits

Des générations de fruits.

Puis il est mort

Comme meurent les arbres

Debout

Son squelette tout sec

Attend avec impatience la nuit noire

Pour se couvrir d’étoiles

D’ éternités d’étoiles.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 16:13
Poésie stupide

Comme un cygne noir

Je glisse de l'autre coté.

De l'autre coté de quoi?

Je ne sais pas

Mais je suis à contre sens

Dans ce monde miroir

Qui fait pleurer les enfants

Petits et grands.

Je marche à contre sens

Seul et un peu perdu

Dans cet obscur désir

D'avancer dans le noir

Rester debout éveillé

Le sommeil me serait fatal

Je marche à contre sens…

Les nuages étoilés

M'accordent leur refuge.

La face cachée de la lune

Est ma complice

Et nous sondons la noirceur

De l'éther bleu

Dans une nuit

Griffée d'étoiles filantes.

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 17:08

img882Quand j'étais enfant mon grand-père, puisatier, fit un puit devant la maison. Un très grand puit, non, en fait un puit très profond. Il n'en finissait pas de creuser. Il m'interdisait d'aller le voir en me disant que si je tombais dans le trou, on ne me retrouverait jamais au centre de la terre. Au bout de plusieurs mois de travail, il construisit le tour et la margelle avec des pierres récupérées dans la garrigue. Enfin il mit les tiges  en fer avec la poulie, la corde, le seau, tout bien comme il faut. Alors  il m'autorisa à venir voir son travail. "C'est un puit magique me dit-il, regarde bien au fond et tu verras il débouche de l'autre coté de la terre, en Chine. Chaque fois que tu te pencheras un petit garçon chinois te fera coucou, mais à condition que tu lui fasses signe". En effet lorsque je me suis penché, j'ai vu, très loin, le ciel bleu et la tête du petit enfant qui répondait à mes mouvements de mains. C'était la première fois que je voyais le ciel en baissant la tête et que j'apercevais un enfant chinois. On était presque pareil, sauf que lui était gaucher. Puis il était vaillant, chaque fois qu'on   jetait le seau dans le puit, il le remplissait d'eau. Jusqu'au jour où le seau remonta vide. Le petit chinois avait disparu, aucune lumière ne remontait du puit. Alors je me suis mis à pleurer, des océans de larmes qui tombaient dans le puits, pendant sept jours et sept  nuits j'ai pleuré là, sur la margelle. Mais au huitième jour, mon petit copain est revenu, là-bas, au fond.. Je me suis arrêté de pleurer et je lui est crié qu'il m'avait manqué et que je l'aimerai toujours. Aujourd'hui encore je me demande s'il m'a entendu…

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